Structure de production et de diffusion de spectacles



Sous ma peau


De et avec Geneviève de Kermabon

Lumière : Pascal Sautelet
Musiques Originales : Jean-Marie Sénia et Xavier Le Masne
Œil extérieur : Anne Mazarguil
Régie : Carlos Perez


Pièce intime et spectaculaire pour un personnage à visage multiple,
écrite à partir d'interviews d'anonymes sur le désir amoureux et de fragments de récits de Grisélidis Réal, artiste et prostituée suisse.
Durée du spectacle : 1h05
Déconseillé aux moins de 16 ans

Créé au Théâtre du Lucernaire en 2012 (du 2 mai au 15 sept),
repris au festival d'Avignon 2013 – théâtre des 3 Soleils,
puis au festival d'Avignon 2014 - théâtre de l'étincelle.
Tournée : Festival de Fort de France (Martinique),  La Courée (Collégien/Seine et Marne), La Grange à Dîmes (Ecouen/Val d'0ise). 

 

Prochaine date de représentation :
Vendredi 9 octobre 2015 à 20h30

à la Grange à Dîmes
Cour arrière de la mairie 95440 Ecouen


Attachée de Presse : 

Catherine Guizard - La strada et compagnies

Production : L'Esperlu&te

 

Confidence brutale du plaisir et de la frustration

Grand cirque de la passion, cabaret du sexe, manège du désir, Sous ma peau explore le fantasme et la réalité amoureuse dans tous ses états.
L'Amour... Faire l'amour... et les autres, comment font-ils ? Que se cache t-il dans ma tête et dans mon ventre, d'inavoué, de trouble, de sulfureux ? Suis-je normale ? Charlotte ne sait pas, Charlotte ne sait plus. Mais qui, sait ?

Ce qu'en dit la presse


Le Figaro

"Métamorphoses féminines"
"Venue du cirque, Geneviève de Kermabon propose un spectacle nourri d'entretiens avec des femmes. Drôle et fin."
"Sur le plateau du Lucernaire, elle se métamorphose sous nos yeux. Un masque, une marionnette géante, quelques accessoires qu'elle a elle-même imaginés et construits, et elle passe d'un personnage à l'autre avec une virtuosité de conte de fées...
Dans les lumières de Pascal Sautelet, accompagnée parfois de la musique de Jean-Marie Sénia, elle livre dans ce moment intitulé Sous ma peau des secrets en lesquels chacun peut se retrouver. Le propos n'est jamais scabreux. Il est franc, souvent drôle, et l'interprète, avec sa jolie voix claire et son intelligence des nuances, nous émeut, nous enchante, nous fait sourire et rire... et réfléchir !"
Article de Armelle Héliot – samedi 12 mai 2012

"C'est aérien, gracieux, espiègle, grave, drôle, impressionnant. C'est une heure à part."
Article de Armelle Héliot – mercredi 16 mai 2012

 

A nous Paris

"Chaque scène est un miracle d'inventivité et de vérité. C'est là que se niche le plaisir : personnages comme sortis de chez Fellini, Kantor ou Jérôme Bosch, pantin à taille humaine, lingerie surréaliste, jambes de mannequin... Geneviève de Kermabon parvient à peaufiner une subtile métaphore de la sexualité vécue comme un dangereux mystère. » (…) « Une invitation à la réflexion, au débat et au lâcher prise dans un monde sans tabous. Vous allez adorer. »
Numéro du 21 Mai 2012 - article de Marie Guibert.

 

Le Monde

"Geneviève de KERMABON réussit à  laisser parler nos visions tronquées à travers les visages de marionnettes peinturlurés, monstrueux car aussi inédits et bizarres que des peintures de Picasso. Nous sommes dans l’excroissance où mi-hommes mi- bêtes, sans être confondus par notre nudité, nous exprimons par le toucher et par les yeux ce que racontent nos sens. Elle manie ces personnages avec une dextérité digne de Casanova dansant avec une automate dans le film de FELLINI."
"A vrai dire « le sulfureux » n’est pas au rendez-vous et les jambes qui dansent en l’air ont un côté cocasse, presque enfantin.
Geneviève de KERMABON a beaucoup de grâce, elle est le seul visage humain au milieu de toutes les marionnettes « monstres » un peu comme si elle jouait le rôle de la belle avec la bête. Mais une belle qui s’est affranchie de la facture glacée de la beauté, pour n’être qu’une peau humaine.
C’est un spectacle essentiellement poétique, à fleur de peau, qui réjouira bien des rêveurs autrement sulfureux mais palpitants d’effluves, tels qu’Apollinaire, Baudelaire, PICASSO et combien d’anonymes également femmes qui se reconnaîtront.
théâtre au vent - Article de Evelyne Trân - dimanche 13 Mai 2012

 

Rue du théâtre

"Des personnages avec chacun leur histoire et leur vision sur le sexe défilent au travers de masques et marionnettes qui prennent vie dans les bras de la comédienne seule sur scène. Femme et comédienne d’expérience, poétique, drôle et sensible, Geneviève de Kermabon nous emporte pendant une heure dans le désir charnel et la féminité. Loin de la vulgarité, elle vulgarise le désir de l’homme et de la femme dans une justesse parfaite."
Article de Jennifer MAYEUR – vendredi 18 mai 2012

 

Pariscope

Coup de coeur
"spectacle remarquable." "Un univers de toute beauté." "Une humanité rare."
Article de Marie-Céline Nivière – N° du 30 mai au 5 juin 2012

 

Le Nouvel Observateur

"Aussi habile comédienne qu'acrobate, cette Geneviève de Kermabon. L'esprit aussi délié que le corps. Il lui ressemble, ce monologue bâti à partir de témoignages dégotés par-ci par-là et interprété avec pour seules partenaires des marionnettes : singulier et inquiétant. Déconseillé aux moins de 16 ans ? A juste titre. Non tant parce qu'il choquerait les ados, que parce qu'il offre de l'amour une vision découragée, amère, fichtrement hostile aux hommes. Spectacle anaphrodisiaque mais fascinant."
 Article de Jacques Nerson – N° du samedi 2 au vendredi 8 juin 2012

 

Médiapart

«Il (le spectacle) pétille d’intelligence et de finesse. Les surprises visuelles s’enchaînent, pleines d’invention toujours renouvelée: le corps léger et souple porte le poids des mots, des pensées fugitives et profondes."
Article de Mima – samedi 9 Juin 2012

 

Télérama

« Un objet théâtral qui ne manque ni de charme, ni de drôlerie, ni d'une certaine poésie. »
Article de Sylviane Bernard-Gresh – mercredi 23 mai 2012

 

Reg'Arts

"Tout au long du spectacle, la comédienne se mettra dans la peau de divers personnages, hommes ou femmes, utilisant marionnettes, pantomime, numéros d'acrobate ou d'équilibriste avec un égal bonheur, devenant tour à tour narratrice ou actrice de l'action racontée.
Toute frêle et menue, elle dégage cependant une force et une maîtrise incroyables, et entraîne le spectateur dans un univers de tissu, papier, cordes et bouts de ficelles qui comme par magie deviennent des êtres de chair entre ses mains.
Les numéros se succèdent, de masques en tenues improbables créés sous nos yeux, au fil de scènes créatives et subtiles, réalistes et symboliques, accompagnées des musiques originales toutes chargées d'émotion de Jean Marie Sénia, que les lumières de Pascal Sautelet vont nimber d'une grâce légère et sensuelle.
La nuit d'amour avec le pantin-trapéziste est un moment inoubliable, à la fois onirique et réaliste, tout empreint de force en même temps que d'une infinie douceur, touchant et impressionnant de virtuosité, d'inventivité."
Article de Nicole Bourbon – mercredi 16 mai 2012

 

Théâtre.com

"Une très belle création de Geneviève de Kermabon qui nous présente le désir à travers une galerie de portraits attachants. Le riche univers de Geneviève de Kermabon se retrouve dans sa mise en scène où le cirque fait bon ménage avec le cabaret. Quoi de plus approprié que de présenter le sexe à travers des sous-jacents festifs propres à explorer l’amour et le monde des fantasmes ? Cette traduction sensible et jamais vulgaire prend à contre-pied tous les clichés du genre et propose un spectacle de grande qualité."
Article de Laurent Schteiner - Vendredi 11 mai 2012- rubrique "A ne pas manquer !"

 

L'Humanité

"Une création audacieuse»
«Elle emprunte délibérément des chemins de traverse pour aller au plus loin des lignes de faille. [...] Elle explore toutes les limites du jeu, sans jamais tomber dans la vulgarité, portée dans son ballet poétique par les belles lumières de Pascal Sautelet et la musique de Jean-Marie Sénia.»
Article de Marina Da Silva – lundi 18 juin 2012

 

Le Rideau rouge

«Elle fascine avec justesse,
Belle maîtrise aussi finesse
Et l'on admire ses prouesses,
Ses équilibres et sa hardiesse.

Surprenante et ensorcelante,
Percutante et éblouissante,
Geneviève de Kermabon
Possède un véritable don !

Article de Béatrice Chaland – mardi 12 juin 2012

 

Politis

"Les Coups de cœur de Myrtha"
Geneviève de Kermabon est une comédienne d'exception, d'un charme et d'une légèreté admirables. Spectacle à ne pas manquer.
Article de Myrtha Liberman - vendredi 18 mai 2012

 

L'Express

«Drôle, coquin, grave et diablement culotté, Sous ma peau atteint parfois une beauté saisissante. On en ressort la tête à l’envers et sacrément épaté.»
Article de Laurence Liban – N° du 20 au 26 juin 2012

 

Remerciements

Hortense Archambault, Monique Barbaroux, Le CND, François Briault, Christian Dassie et Patrick Vilet, Laurent Dreano, Philippe Ferran, Gaëtan Guilmin, Lou Inglebert, René Loyon, Paillette, François Raffenaud, Jerôme Savary, Michèle Simonet, Jacques Vincey, Véronique Widock, Le Théâtre du Hublot, Eric et Christine, et à toutes les personnes qui ont prêté leur regard à cette nouvelle création.

Quelques mots :

Libération - Portrait :
«Elle joue sa peau» :

«Venue du cirque, cette comédienne casse-cou ourdit ces temps-ci un monologue autour du désir et de ses méandres» Six personnages, six récits croisés prétextes à une interrogation opiniâtre : le désir, comment ça marche ? Acrobatique et poétique, le monologue présenté au théâtre du Lucernaire s’inspire d’une quarantaine d’entretiens que Geneviève de Kermabon a menés avec des anonymes. [...] Ses quidams, elle les incarne avec une virtuosité sensuelle exempte de vulgarité. Et si la pièce parle de sexe en long et en large, l’interprète est plutôt dans la retenue. «Mon truc c’est la scène, pas le discours.» [...] Petite rousse gracile, elle a le geste tranquille et assuré... Sarah Bosquet - Libération - 19 juin 2012

A propos de La Strada :
« Giulietta se joint à moi pour complimenter toi même pour le travail que tu as réalisé, et elle me dit de saluer avec affection fraternelle tous tes collaborateurs. Bonne chance, chère Geneviève, bon travail et une grosse bise. » Federico Fellini - Rome le 12 octobre 1981.

A propos de Freaks :
« Geneviève de Kermabon possède une humanité qu‘on rencontre trop rarement. Je suis heureux d‘être parmi ceux qui auront aidé son spectacle à voir le jour. »
Peter Brook - 9 novembre 1987.

A propos de Désirs :
« On voudrait retenir une phrase pour chacun de ces témoignages, tant ils illustrent l‘immense diversité humaine plus finement que sondages ou études. G de K évoque le petit miracle des interviews. Mais le miracle ne vient pas seulement de leur richesse, ni de leur impudeur jamais obscène... il tient aussi/surtout aux zones d‘ombre que le désir éclaire en nous. A lire ce court ouvrage, on en sait davantage sur sa propre libido. »
Sylvain Michelet

Vidéo



Les coulisses du spectacle

Après cinq années d‘interviews, retranscrites sous le titre Désirs*, il m‘est apparu que ce que j‘avais entrevu de moi grâce aux autres sur la complexité du désir amoureux, ne pouvait pas être restitué au théâtre seulement par des paroles ou une incarnation. Il fallait trouver une forme très affirmée pour me permettre de rendre à toutes ces paroles reçues en confidence, leur sens à la fois universel et subjectif : en un mot je ressentais le besoin de les mettre à distance.(...)

Tous ces anonymes étaient « sous ma peau » et ces secrets intimes qui me bouleversaient souvent, appor­taient chacun un fragment de réponse à la question : qui suis-je ? Oui, c‘est de cela dont il s‘agissait chaque fois lors de ces interviews et c‘est de cela dont je voulais parler. Derrière ces interviews sur le désir se nichait ce « qui suis-je ? » dont la réponse n‘est jamais tranchée ni définitive...

Je voulais, bien évidemment, éviter de tomber dans le voyeurisme qui de toute façon ne dévoil e rien d‘intérieur, ou dans l‘imagerie triviale de la sexualité, je voulais trouver une forme théâtrale qui per­mette de transposer la réalité parfois très crue sans l‘effacer.(…)

J‘ai compris au fur et à mesure, que la forme même de ce spectacle devait passe r par la fabrication d‘objets. Tout ce qui me permettait de rompre avec l‘interprétation réaliste. Détourner les codes de jeu, mélanger les genres, jongler avec des jambes de mannequin, s‘amuser à fabriquer une lingerie surréaliste, découper une peinture pour en faire « un visage-ficelle-papier », danser avec un pantin grandeur humaine, tout cela en vue de suggérer l‘indicible, l‘inavoué, l‘inavouable du désir.(…)

Je me suis enfermée des mois dans une solitude absolue mais j‘invitais de temps en temps un ami ou au contraire un inconnu à voir ce magma en chantier et j‘écoutais avidement les retours, les impressions pour comprendre ce que je faisais. Cette relation (acteur-spectateur unique) a été implicitement le terreau de cette création de Charlotte, personnage à visage multiple comme nous tous.

Et puis je me suis fixée des rendez-vous avec un public restreint... pour entendre l‘écho de ces textes, traités « organiquement »...
Au lieu d‘avoir un metteur-en-scène, j‘ai eu des spectateurs qui déclenchaient chez moi, une vo­lonté d‘être entendue, une chaleur, un besoin intuitif de séduction pour faire passer des frustrations, des manques, etc. La présence du « public-cobaye » développe une acuité, une précision, une concision, la vie dans le moment présent. Je n‘aurais pas pu créer ce spectacle sans cette circulation entre la parole confiée, le jeu physique et vocal, et les spectateurs.

Sous ma peau, c‘est simplement l‘histoire de Charlotte qui se découvre à elle même.
« Mais pourquoi une chose si simple a-t-elle été si difficile... ? » : c‘est la dernière phrase de la pièce, qui résume étrangement mon parcours avec ce spectacle.
Geneviève de Kermabon